Comment bien choisir son piano numérique ou synthétiseur ? Suivez le guide !

Quel est le meilleur clavier ou piano numérique ?

Avant de répondre à cette question, il faut d’abord vous poser celle-ci : Qu’est-ce que j’ai envie de faire avec mon futur clavier ?

Je veux apprendre
Je veux animer
Je veux composer avec un instrument tout en un
Je veux composer sans limite 

Quel budget pour un piano numérique ou un clavier ?

Les critères à définir avant d’acheter votre clavier ou piano numérique 

Le son
Le toucher
L'amplification
La tessiture, le poids
Les sonorités
L'accompagnement automatique
Le séquenceur, la mémoire
L'ergonomie
La connectique
Les accessoires

Piano numérique pour apprendre

Je veux apprendre

Dans le cas de l’apprentissage régulier du piano chez soi, il peut être préférable de se tourner vers un piano meuble qui aura l’avantage de la sobriété et de l’esthétique, avec l’intérêt d’avoir un pédalier fixe pour éviter de déplacer constamment la pédale avec le pied. Par contre, si l’envie de jouer dans un groupe, en apportant régulièrement son instrument sous le bras, est l’une des principales motivations, alors le poids est à privilégier et un modèle 73 touches s’avérera bien plus facile à transporter et à placer dans un coffre de voiture qu’un piano 88 notes d’1m40.

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clavier arrangeur animation

Je veux animer

Fan de karaoké, l’arrangeur est fait pour vous, si le but est d’épater son entourage lors des soirées en famille en interprétant le dernier tube d’Angèle ou un classique d’Aznavour. Ce type de clavier convient parfaitement à une approche sans complexe du répertoire international. 

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Clavier workstation

Je veux composer avec un instrument tout en un

Si c’est l’envie de composer qui est à la source de l’achat, alors la workstation peut être tentante avec son côté « tout en un » mais il faudra néanmoins lui prévoir une amplification à la hauteur de la bête car comme le synthé, le produit s’intègre plutôt au sein d’un studio. 

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Synthetiseur Arturia

Je veux composer sans limite

Le clavier de commande (clavier maître) et le synthétiseur restent réservés à la MAO avec l’idée d’un projet plus global de maîtrise de la production à long terme. L’équipement se constitue alors petit à petit en ajoutant les éléments hardwares les uns à la suite des autres à côté des parties virtuelles (DAW et VSTi). Cela implique néanmoins un investissement plus lourd et un apprentissage des nombreuses techniques parallèles comme l’enregistrement, le mixage, l’informatique et la maîtrise des logiciels de création musicale.

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Quel budget prévoir pour s'offrir un clavier ?

Le prix d’achat est bien sûr à considérer. Avec un simple clavier de commande de quelques touches comme l’Akai LPK25 et à condition d’avoir un ordinateur un peu équipé, on peut se constituer une station de production pour pas cher.
Si vous vous orientez vers le piano, des modèles complets pour débuter sont dans une gamme de 300 € et de bons modèles avec toucher semi-lourds, sont accessibles pour moins de 800 €.
Pour animer des soirées et se faire plaisir, un arrangeur complet et performant sera accessible pour moins de 500 € tandis que les workstations, pianos haut de gamme et les synthés nécessiteront un budget plus conséquent. En tout cas, le choix ne manque et l’équipe Algam Webstore est là pour vous conseiller et vous aider à trouver le modèle qui est fait pour vous !

Les critères à définir avant d’acheter votre clavier ou piano numérique 

Sons piano numérique

Le son (pianos numériques)

Pour un piano numérique, le son idéal reste un mythe. Il suffit de comparer la variété des modèles provenant des mêmes échantillons de pianos de concert (Steinway, Bösendorfer…) pour se rendre compte que chaque marque propose sa propre couleur sonore. La technique de reproduction d’un piano de concert se base néanmoins majoritairement sur le sampling, à part quelques modèles qui commencent à employer la modélisation par algorithmes. Les pianos numériques privilégient le son du piano mais offrent aussi une librairie additionnelle d’une vingtaine de sonorités types utilisées par les claviéristes qui comprend des pianos électriques « vintage » de type Fender Rhodes ou Wurlitzer, des vibraphones, des clavecins et des orgues classiques ou jazz (Hammond B3), avec parfois des nappes de violons pour se mélanger avec les pianos et une basse électrique pour des lignes à la main gauche. Vérifiez que la sonorité pianistique ne masque pas la faiblesse du reste de la librairie si vous pensez à un jeu plus moderne de type jazz ou à une utilisation en MAO. Le son du piano dépend avant tout de la taille mémoire affectée aux échantillons et des couches de superpositions (layers) qui vont traduire les différents niveaux d’intensité que l’on obtient en jouant fortissimo ou pianissimo. La possibilité d’affecter une ou plusieurs pédales, d’obtenir la résonance sympathique des cordes et l’environnement sonore, est également à prendre en compte (bruits de pédale, ouverture du capot, réverbération naturelle, etc.) mais la règle incontournable pour s’approprier la sensation produite par un piano numérique … c’est de l’essayer ! 

Touches piano numérique

Le toucher (pianos numériques, arrangeurs, claviers maîtres)

Le toucher d’un piano à queue se base sur le comportement de ses marteaux qui possèdent une accentuation de la pression dans les graves. Chaque fabricant développe sa propre simulation qui tourne autour de ce concept. Korg avec les Grandstage 88 et 73 notes utilise la mécanique RH3 où l’action du marteau est pondérée, assurant ainsi une sensation plus lourde dans le registre des graves et un toucher plus léger dans les aigus. Trois courbes de sensibilité (léger/normal/dur) adaptent la réponse du clavier en fonction de la dynamique de la frappe. Ce genre de « toucher lourd » ou à « reconstitution marteaux progressive » (Graded Hammer), reste toutefois réservé aux modèles haut de gamme. Pour les arrangeurs et les pianos de moyenne ou entrée de gamme, il existe d’autres déclinaisons comme le toucher léger, semi-léger et semi-lourd. Un bon toucher est indissociable de la sonorité. Pour le tester, on peut jouer le piano à différents volumes et répéter une même note pour voir la réaction du son.

Amplification piano numérique

L'amplification (pianos numériques, arrangeurs)

Si la totalité des arrangeurs sont pourvus de leur propre amplification et donc autonomes (certains possédant même une alimentation par piles), les pianos numériques se partagent entre modèles amplifiés en meuble ou en portable, et les modèles non amplifiés pour la scène. Si vous avez l’intention de sonoriser votre piano amplifié lors de concerts, mieux vaut vérifier d’abord le résultat avec une amplification externe en sortie car vous risquez de ne pas avoir le même son qu’en interne. Les sonorités provenant des haut-parleurs « bass-reflex » qui délivrent une dizaine de watt, sont en effet très flatteuses et prévues pour un environnement rapproché. Il faudra également contrôler le niveau de sortie générale et celle de la sortie casque car les volumes peuvent varier d’un appareil à l’autre comme avec le Korg SP-280 qui possède un ampli puissant de 2 x 22 watts.

Tessiture piano numérique

La tessiture, le poids (pianos numériques, arrangeurs, workstations)

Il y a une vingtaine d’année, un piano numérique était forcément un modèle lourd et cher mais tout cela a bien changé et on trouve aujourd’hui des modèles de piano aux alentours de 300€ comme le Recital d’Alesis qui avec ses 7,1 kg pourra être transporté partout. En ce qui concerne le nombre d’octaves, la plupart des pianos numériques en possèdent sept (88 notes) comme sur un modèle acoustique. On peut démarrer l’apprentissage de l’instrument avec un minimum de cinq octaves (61 touches), ce qui est le cas de nombreux arrangeurs mais par la suite, la limitation se fera surtout dans les basses, pour placer par exemple, des fondamentales à la main gauche. Les claviers de 73 notes comme le Korg SV2 permettent par contre un jeu pianistique quasi complet car la limitation porte sur les extrêmes aigus assez peu employés. Pour jouer du clavier arrangeur, c’est moins important car la partie gauche réservée à l’accompagnement automatique permet de libérer assez d’octaves pour la main droite.

Sonorite clavier

Les sonorités (arrangeurs, synthés)

Depuis 1995, la norme General MIDI (GM) définit un organigramme des principales sonorités musicales à travers 16 familles d’instruments où l’on retrouve les pianos, orgues, cuivres mais aussi les éléments de batterie (kits). Tous les arrangeurs possèdent au moins cette bibliothèque compatible entre les marques qui permet à travers la lecture des MIDIfiles (SMF), de télécharger et de s’échanger ces petits fichiers pour se constituer un répertoire de partitions numériques qu’on peut ensuite retravailler. La librairie GM est étendue avec les échantillons propriétaires au sein de plusieurs banques pour un total qui avoisine souvent les 1000 sonorités et qui n’ont rien à envier en qualité aux synthétiseurs ou aux workstations.
En ce qui concerne les synthés, il faudra se préoccuper des fonctions internes, vérifier la polyphonie ainsi que la multitimbralité (nombre de pistes avec un séquenceur), le type et le nombre de synthèses disponibles, l’aftertouch, la présence d’un arpègiateur, d’un séquenceur, ainsi que la suite logicielle ou l’éditeur fourni en bundle avec le produit à l’image du Summit de Novation livré avec Ableton Live Lite. Avec la mode « vintage mania », quelques modèles se sont spécialisés dans les pianos électro-acoustiques et les orgues à roue phonique des années 70, c’est le cas en particulier chez Nord qui propose une gamme d’émulations très complète à travers les Nord Electro 6.

Accompagnement clavier

L'accompagnement automatique (arrangeurs)

C’est presque uniquement sur les arrangeurs que l’on trouve l’accompagnement automatique, avec au minimum les deux modes du système « one finger » et « fingered » permettant d’obtenir l’arrangement à partir d’un ou deux doigts ou bien en jouant l’accord de base à trois notes sur une partie réservée à gauche du clavier. Un troisième mode « full keyboard » reconnaît l’harmonisation sur l’ensemble de la tessiture. Écoutez et comparez les différents styles rythmiques qui peuvent varier à l’intérieur des mêmes catégories (rock, jazz, latin, hip hop, etc.) et regardez si des styles Users (à construire) sont prévus et pour combien d’emplacements. Le nombre de variations (intro, motif, break, final), est aussi à considérer. Quelques pianos numériques hybrides proposent également des styles rythmiques, comme le piano arrangeur Korg XE20.

Sequenceur Workstation

Le séquenceur, la mémoire (pianos numériques, arrangeurs, workstations)

A la différence de l’accompagnement automatique, le séquenceur est un magnétophone MIDI qui enregistre la partie jouée en temps réel ou en mode pas à pas et sur laquelle on peut éventuellement superposer d’autres pistes en fonction de la mémoire allouée. Sur la plupart des pianos, la séquence est rudimentaire. Elle s’effectue en temps réel sur deux pistes (main droite/main gauche) et reste en mémoire tampon comme sur le Korg G1 Air. Quelques modèles fournissent un emplacement SD Card, pour stocker ses morceaux, charger des MIDIfiles (SMF) ou des parties audio sous format Wave ou MP3. Les arrangeurs et workstations disposent de séquenceurs plus performants, qui les rapprochent des logiciels musicaux avec les deux modes d’enregistrement temps réel/pas à pas, 16 pistes en mode multitimbral (plusieurs pistes indépendantes) et une édition de la séquence. Un arrangeur comme le Korg Pa4X propose une sauvegarde sur clé ou disque dur USB, un séquenceur dédié à des suites d’accords en temps réel et un enregistreur MP3 en multipiste. 

Ergonomie clavier

L'ergonomie (pianos numériques, arrangeurs, synthés, workstations)

La façon dont sont organisées les fonctions influe sur la prise en main de l’instrument et sa facilité d’emploi. Certains modèles sont à ce sujet, plus ésotériques que d’autres. Il conviendra donc de regarder comment sont organisées les librairies d’instruments pour un accès rapide, si le modèle dispose d’un afficheur en couleur, en mode tactile, parfois même avec une sortie vidéo. Sur les arrangeurs, il faudra vérifier la maniabilité des touches dédiées aux changement rythmiques (intro fill, motifs ) ainsi que le contrôle du tempo, les contrôleurs externes (pitch-bend/modulation) et les effets (réverbération, delay). Sur des pianos numériques, en dehors des modes de partage split/layer, certaines options comme le système Partner chez Korg, divisent le clavier en part égales pour un travail à deux. La présence d’un métronome est souhaitable ainsi qu’une transposition et même un accordage fin pour s’ajuster avec des instruments acoustiques. On regardera aussi la polyphonie du clavier dont dépend le nombre de notes jouées simultanément, en particulier pour les arrangeurs et workstations destinées à l’orchestration. Les mémoires de registrations seront aussi bienvenues pour rappeler l’ensemble des réglages, ainsi que les options de verrouillage des fonctions (lock) et les options didactiques comme l’intégration de morceaux avec parties séparées.

Connectiques piano numérique

La connectique

Tous les arrangeurs et pianos numériques possèdent au moins une sortie stéréo pour se raccorder à une amplification externe ainsi qu’une, voire deux sorties casque sur les pianos pour jouer avec son professeur. Les modèles amplifiés peuvent fournir en plus une entrée stéréo pour recevoir un appareil externe en profitant de l’amplification. La pédale de tenue (sustain/damper), fournie avec les pianos, est optionnelle pour les arrangeurs et un emplacement supplémentaire est généralement prévu pour une seconde pédale d’expression. Si la liaison USB est aujourd’hui incontournable sur tous les arrangeurs, les pianos ont encore du retard et les anciens modèles ne conservent souvent que les prises MIDI In/Out ce qui oblige à se procurer une interface MIDI/USB pour se relier à  l’ordinateur. Certains arrangeurs peuvent aussi parfois, intégrer une prise micro en XLR/jack pour des fonctions karaoké, une entrée audio ou une carte SD pour lire sa musique à travers l’amplification du clavier. Il sera judicieux de regarder où sont placés les différentes prises (casque à l’avant ou à l’arrière) et la nature des connecteurs car si les XLR (rares) sont un gage de qualité, les fiches RCA ou mini jack sont réservées à des branchement « consumer » pour appareils multimédia. On apprécie également que les fonctions d’entrées/sorties ou les emplacements de pédales soient sérigraphiées sur le panneau avant, pour éviter de se mettre à quatre pattes chaque fois qu’on veut changer un câble !

Accessoires Piano numérique

Les accessoires

Ils peuvent être non négligeables suivant les appareils. Ainsi un piano meuble possède déjà son support alors que son équivalent portable ou scène devra la plupart du temps rajouter un stand du type RTX en X. Si la pédale de sustain (ou damper) est systématiquement incluse avec un piano portable, il faudra regarder s’il s’agit bien d’un modèle qui imite une vraie pédale comme la M-Audio SP2 ou un simple interrupteur carré peu pratique. Avec les arrangeurs, synthés, claviers maître et workstations en revanche, la pédale est optionnelle et si l’on souhaite contrôler le volume, on devra rajouter une seconde pédale d’expression. Pour le transport et le rangement de son clavier, une housse apparaît indispensable. Parfois elle est prévue sur mesure comme la Nord Softcase mais la plupart du temps, il faudra se référer à la tessiture du clavier (61, 73 ou 88 notes) et en cas d’utilisation pro il faudra envisager le flight case. Pour les pianos, un siège ou une banquette sera le bienvenu. Le casque est également un accessoire qu’il faudra se procurer, à choisir dans la gamme des modèles de monitoring fermé ou semi ouvert.

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